Le repas du photographe de mariage : pourquoi c’est (vraiment) important

Comme indiqué dans votre contrat (article 17 pour les puristes), un repas de qualité identique à celui de vos invités sera mis à ma disposition. Comme vous, je dois manger, et bien manger 😊

Il ne pourra donc pas m’être servi un repas prestataire, un plateau repas, un plateau froid, un menu enfant ou un bout de pain dans une écuelle… Et non, ce n’est pas un caprice : le repas du photographe a un impact direct sur son énergie, sa disponibilité et, au bout du compte, sur vos photos. Je vous explique tout.

Benoit Declair, photographePar Benoit DeclairMis à jour le 6 octobre 20269 min de lecture
Le repas du photographe de mariage : pourquoi c’est (vraiment) important

En bref

  • Une journée de mariage est physiquement très intense pour le photographe, dès la première heure.
  • Le repas prévu au contrat est identique à celui de vos invités, servi au même rythme (et je ne prends pas de dessert).
  • Deux bouteilles d’eau mises à disposition changent vraiment la journée, surtout l’été.
  • Le top : une place à une table d’invités, pour garder le lien et ne rien manquer des moments imprévus.
  • Le plus souvent, ce repas ne vous coûte rien de plus : il suffit d’en parler clairement à votre traiteur.

Encore un caprice de photographe ?

Ooooohhh, encore un caprice de photographe ?! Pas vraiment. Le repas du photographe, c’est surtout une question d’énergie.

Les journées de mariage sont très intenses et très fatigantes, et ce dès la première heure. Je suis d’ailleurs le seul prestataire qui s’investit si tôt dans la journée, avec autant d’intensité, sur autant d’heures, et parfois sous des températures élevées.

Concrètement, une journée de reportage, c’est :

  • courir dans tous les sens, des préparatifs à la piste de danse ;
  • porter à bout de bras plusieurs kilos de matériel pendant des heures, souvent avec un sac à dos de plusieurs kilos en plus ;
  • une concentration permanente et des contraintes techniques à gérer en continu (lumière, placement, imprévus) ;
  • être disponible à toute heure pour vous et tous vos invités, en restant souriant, rassurant, patient et en m’adaptant à chacun.

Résultat : la consommation calorique représente le double d’une journée normale. À 20 heures (et même bien avant), la fatigue et les douleurs sont très présentes, notamment des crampes dans les bras et le dos. Et j’ai aussi quelques contraintes de santé (que je gère très bien) qui m’empêchent de manger des choses trop industrielles.

L’eau, mon meilleur allié de la journée

Oooooohhhh, H2O ! Ma consommation d’eau pendant un mariage est environ quatre fois supérieure à la moyenne, surtout l’été : entre 4 et 6 litres par mariage. Elle participe à une bonne tenue musculaire et évite les malaises liés à la déshydratation.

La solution est toute simple : demandez à votre traiteur de mettre à ma disposition deux bouteilles d’eau, plates ou gazeuses (les gazeuses sont plus requinquantes). Cela m’évitera de faire la queue cinquante fois au bar pendant le vin d’honneur, et me permettra d’être beaucoup plus disponible (et vivant) pour vous et vos invités.

Le repas du photographe : quel menu prévoir ?

La réponse courte : le même repas que vos invités, servi au même rythme que vous.

Pour continuer à m’investir dans des conditions optimales pendant les heures qui suivent, et qui vont encore demander beaucoup de rigueur, de concentration et d’énergie, j’ai besoin d’un repas agréable, de qualité et requinquant. Donc identique à celui des invités.

Bonne nouvelle : je ne prends pas de dessert. Pardon ? Un verre de vin rouge avec le fromage ? Oh, bah fallait pas, c’est gentil, mais ce n’était pas obligatoire ! 😉

Et si la prestation commence avant le déjeuner ?

Sur l’ensemble de mon temps de présence, dès que vous et vos invités mangez, je dois manger aussi. En général, le midi, vous et vos très proches mangez sur le pouce : un sandwich, un bout de pizza, une salade… Il suffit de prévoir la même chose pour moi.

Et le buffet du vin d’honneur, ça ne suffit pas ?

Vous avez peut-être vu le film Le Sens de la fête, où le photographe passe son temps au buffet pendant le vin d’honneur. Effectivement, je picore deux ou trois bricoles pendant le cocktail, mais je me limite, notamment pour des raisons de santé. Et surtout, c’est le moment où il se passe énormément de choses à photographier : pas vraiment le moment de s’attabler.

Où placer le photographe pendant le repas ?

« On a repéré une petite pièce sombre bien à l’écart de la salle, on peut vous mettre dedans ? » Hum…

Vous le verrez dès mon arrivée : je m’acharne à créer du lien avec vos invités, car c’est l’assurance de photos réussies (c’est d’ailleurs au cœur de mon approche de photographe de mariage). Des invités à l’aise avec le photographe, ce sont des sourires plus naturels et des photos de groupe beaucoup plus détendues. Dès que vous me mettez à l’écart du groupe, cette relation en pâtit.

Le top du top (je m’étais juré de ne jamais utiliser cette expression), c’est de me placer à une table d’invités. Pas besoin de me mettre sur le plan de table ni de me prévoir le cadeau des invités. Cela me permet de garder le lien avec vos proches et, surtout, de ne pas manquer les petits moments imprévus du repas : quelqu’un qui lève son verre en votre honneur, un fou rire entre deux cousins, une surprise préparée par les témoins. Ces moments sont souvent très furtifs, et ma présence dans la salle me permet de ne pas les louper.

Le « plateau repas prestataire » : l’exemple à ne pas suivre

Heeelllllpppp ! Laissez-moi vous raconter un « plateau froid prestataire » que l’on m’a présenté un jour. Heureusement, ce jour-là, mon contrat m’a protégé et j’ai mangé le même repas que les invités.

Sur ce plateau, tout était industriel. Même le pain était un petit morceau sous vide, que les prestataires qui avaient eu ce plateau surnommaient « le pain éponge ». Même avec de jolis couverts, ce type de repas n’a rien de plaisant ni de requinquant quand il reste encore 4 à 6 heures de travail très exigeantes (plus la route), sur le plan technique comme relationnel, après avoir déjà travaillé plusieurs heures.

Un repas aussi pauvre en calories se mange en moins de 10 minutes, et je risque ensuite de trouver le temps très long… Et vous savez comme moi ce que l’on ressent quand on trouve le temps long au travail. Pour les mariés, c’était en plus une dépense qui n’avait aucun sens, car ce plateau leur avait été facturé (accrochez-vous) : 50 €.

Les questions qu’on me pose souvent sur le repas du photographe

« Le traiteur m’a dit qu’il avait prévu un repas prestataire »

Le traiteur n’est pas partie prenante à notre contrat, et il fera ce que vous lui demandez. Dites-lui simplement que vous vous y êtes engagés contractuellement : en général, la question est réglée en une phrase.

« Ce n’est pas juste pour les autres prestataires »

Les conditions de travail de chaque prestataire sont par nature très différentes. Un magicien ou un groupe de musique qui reste 3 heures n’a pas du tout les mêmes contraintes que moi, et même un DJ passe une bonne partie de la soirée derrière ses platines. Enfin, chaque prestataire est libre de fixer les conditions qui lui conviennent, tout autant que les mariés sont libres de signer ou non le contrat.

« Ça fait encore une dépense »

La plupart des traiteurs ne facturent pas le repas supplémentaire du prestataire, ou seulement la matière première. En réalité, préparer la même chose pour les invités et les prestataires est ce qu’il y a de plus simple et de plus économique pour eux. Et à chaque mariage, ou presque, un ou deux invités ne viennent pas à la dernière minute : ces repas déjà payés mais non consommés peuvent servir pour le mien, sans aucun surcoût pour vous.

« Et si on ne respecte pas cette clause du contrat ? »

La question ne se pose pas vraiment, puisque vous attendez de moi que je respecte les clauses du contrat. Mais pour être franc : sans un repas tel que décrit plus haut, même avec la meilleure volonté du monde, je serai fatigué et gêné par des douleurs importantes pendant les nombreuses heures qui restent, et mon investissement s’en ressentira forcément.

Comment organiser le repas du photographe avec votre traiteur

Bonne nouvelle, tout cela se règle en cinq minutes au moment où vous finalisez le nombre de couverts avec votre traiteur :

  1. Comptez le photographe dans les couverts, avec la mention « même menu que les invités ».
  2. Demandez qu’il soit servi au même rythme que vous, pour qu’il soit prêt quand la soirée reprend.
  3. Prévoyez une place à une table d’invités ou, à défaut, dans la salle du repas.
  4. Ajoutez deux bouteilles d’eau à mettre à sa disposition dès le vin d’honneur.
  5. Si la journée commence le matin, pensez à lui garder le même en-cas que vous le midi.

À retenir : un photographe bien nourri et bien hydraté, c’est un photographe concentré, disponible et de bonne humeur jusqu’à la dernière chanson. Et pour une journée racontée du début à la fin, c’est indispensable, comme je l’explique dans mon article faut-il un photographe toute la journée pour son mariage ?

Pour préparer tous les autres détails côté photo, je vous remets aussi mon livret de conseils de 40 pages, que vous pouvez découvrir dans l’article sur mon livret de conseils pour organiser votre mariage.

En résumé

  • Le repas du photographe est prévu au contrat : le même menu que vos invités, au même rythme.
  • Une journée de reportage est très physique : un vrai repas, c’est de l’énergie pour vos photos.
  • Deux bouteilles d’eau à disposition font une vraie différence, surtout l’été.
  • Une place à une table d’invités permet de garder le lien et de ne rien manquer.
  • En pratique, ce repas ne coûte souvent rien de plus : il suffit d’en parler au traiteur.

Si vous voulez voir ce que donne une journée racontée du matin jusqu’à la piste de danse, parcourez ma galerie de photos de mariage, découvrez ce qu’est un photoreportage de mariage ou vérifiez ma disponibilité pour votre date.

Questions fréquentes

Faut-il obligatoirement nourrir le photographe de mariage ?

Pour une présence de plusieurs heures, c’est indispensable, et c’est le plus souvent prévu dans le contrat. Dans le mien, c’est écrit noir sur blanc : un repas de qualité identique à celui de vos invités. Un photographe qui a faim et soif ne peut pas tenir la cadence jusqu’à la soirée.

Le repas du photographe coûte-t-il cher aux mariés ?

Souvent, non. La plupart des traiteurs ne facturent pas ce repas ou seulement la matière première, et il y a presque toujours un ou deux invités absents à la dernière minute dont le repas est déjà payé. Le plus simple est d’en parler avec votre traiteur au moment de fixer le nombre de couverts.

Le photographe doit-il être inscrit sur le plan de table ?

Ce n’est pas nécessaire. L’idéal est simplement de lui garder une place à une table d’invités, sans cadeau ni carton. Cela lui permet de rester proche de vos proches et de ne pas manquer les moments imprévus du repas.

Que prévoir si le photographe arrive dès le matin ?

Dès que vous et vos invités mangez, le photographe doit pouvoir manger aussi. Le midi, il suffit de prévoir la même chose que pour vous et vos proches : un sandwich, une part de pizza ou une salade. Pensez aussi à l’eau, surtout l’été.

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Benoit Declair

Benoit Declair

Photographe de mariage installé à Ouistreham, professionnel depuis 2021 et plus de 300 événements photographiés en Normandie. Ces conseils viennent des questions que vous me posez avant votre mariage. Qui suis-je ?